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A Garden to Honour Men and Women of the Clergy

Célébrer une solide contribution

Tiré de La Liberté du 22 au 28 juin 2016

 

Le terrain entourant l’archevêché de Saint-Boniface est devenu officiellement le Jardin du patrimoine, avec le dévoilement, le 20 juin, d’un tout nouveau monument rendant hommage aux contributions des religieuses au développement du Manitoba et de l’Ouest canadien.

 

Madeleine Vrignon, l’artiste qui a conçu le nouveau monument rendant hommage aux religieuses, dans le Jardin du Patrimoine situé sur le terrain de l’archevêché de Saint-Boniface.

 

Le Jardin du patrimoine a été inauguré le 20 juin. Pour Madeleine Vrignon, la sculptrice qui a conçu le monument commémoratif dévoilé le même jour, il s’agissait d’un « moment très personnel, attendu depuis longtemps ».

 

« Les premières sœurs grises sont arrivées en 1844. Dès leur arrivée, elles se sont mises au travail. C’est l’Esprit qui les a menées. Ici, chez nous, dans un endroit qu’elles ne connaissaient pas le moindrement. Elles ne savaient pas dans quoi elles s’embarquaient. Pourtant, elles sont venues. Très souvent pour travailler à des projets de longue haleine, en sachant qu’elles ne verraient pas la fin.

 

« Les religieuses des 48 communautés qui ont œuvré au Manitoba depuis 1844 ressemblent beaucoup aux premières sœurs grises. C’est pourquoi j’ai voulu créer un monument qui fait appel non seulement aux premières sœurs venues dans l’Ouest, mais à toutes les sœurs. »

 

Le monument de Madeleine Vrignon présente deux religieuses, grandeur nature, en bronze. « La première est à genou. Elle porte un habit traditionnel qui rappelle celui des sœurs grises. Elle pourrait aussi évoquer les religieuses de l’époque préconciliaire. La deuxième est debout, en tenue de postulante. Ses vêtements sont plus décontractés, rappelant la modernité post Vatican II. »

 

Un deuxième élément du monument, plus abstrait, est en acier inoxydable. Madeleine Vrignon élabore : « C’est pour souligner l’éclat et la solidité du travail des religieuses. Quand on l’observe d’un certain angle, on peut y voir les mains ouvertes d’une religieuse. Ou encore un bonnet de religieuse. Vu de l’angle opposé, le bonnet devient la proue d’un canot.

 

« Un autre élément du monument évoque les fils d’un métier à tisser. Quand je réfléchissais à la conception du monument, j’ai pensé à ma mère, qui faisait du fléché. Elle passait des centaines d’heures à tisser. Je lui ai demandé comment elle s’y prenait. Elle m’a répondu qu’elle commençait par le centre, pour ensuite aller vers les bords. C’est une bonne description du travail des religieuses. Et de toute personne laïque qui, conduite par l’Esprit, travaille pour le bien des autres. »

 

L’inauguration du Jardin du Patrimoine s’est avérée une cérémonie rassembleuse. Le terrain a d’abord été béni par l’Aîné autochtone Melvin Moar, du Spirtual Fire Keeper of the Lodge. Julie Turenne-Maynard, la coordonnatrice du Jardin du patrimoine, explique : « Ce geste rappelle que l’Ouest a d’abord été habité par les peuples Autochtones. Au Manitoba, ce sont les Anishinabes, les Assiniboines et les Ojibwes qui ont accueilli les européens. »

 

Lors de la cérémonie, les trois archevêques catholiques du Manitoba, Mgr Albert LeGatt (Saint-Boniface), Richard Gagnon (Winnipeg) et Lawrence Huculak (archéparquie ukrainienne de Winnipeg), accompagnés du Nonce apostolique Luigi Bonazzi, ont également béni le Jardin du patrimoine. Quatre panneaux interprétatifs racontant l’histoire des religieuses ont été dévoilés.

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